03/01/15

L'enfant un bien de consommation comme un autre - Le ventre des femmes une marchandise comme une autre - Lettre ouverte

 

Lettre ouverte de Sophie Marinopoulos et de Mary Plard

C'est parce qu’il considère que le petit X âgé de seulement 20 mois lui appartient, pour être selon lui conçu de ses gènes, que Yoan Delorme a la rage et la haine, que les juges sont des voleurs et qu'il jure sur la tête de sa mère qu'il ira jusqu’ au bout (France 2 le 25/11/14), que les juges lui ont volé son cadeau de Noël (sic )…

Ce fait divers a enflammé les medias le temps que le sensationnel de l'évènement ne laisse place à un autre fait divers.

Alors que la famille adoptive du petit X attendait la décision de la Cour d’Appel de Rennes qui allait sceller le destin de l’enfant, un autre enfant du même âge, objet d'un conflit entre ses parents séparés, tombait malencontreusement ou intentionnellement du parapet d'un pont où il faisait ses premiers pas à 21heures un soir d’hiver.

Crime ou accident : l'enquête le dira…

La liste est longue de ces enfants "Enjeu" des conflits d’adultes.

Enfant butin, enfant cadeau de Noël, l’enfant roi est aussi un enfant martyr…

Cet enfant là, qui attise toutes les convoitises, n'est plus une personne, il est devenu un bien que chacun doit avoir pour satisfaire son patrimoine affectif.

Alors qu'il devrait être un sujet de droit, il est devenu un objet de droit.

Le droit à l'enfant a pris le pas sur les droits de l'enfant.

Un enfant ballotté dans un double mouvement paradoxal, sublimant le tout biologique et valorisant le tout affectif, les décisions judiciaires le concernant ont toutes pour fil rouge l’intérêt de l'enfant que l'on peine cependant à comprendre tant il parait peu cohérent et défini souvent à l'aune de l'intérêt particulier des adultes qui se le disputent ou se l’arrachent.

Pour mémoire, dans les années 1960, la France assistait médusée à des faits divers déchirants d’enfants placés dans leurs familles adoptives et réclamés à des âges avancés (2, 3, 4 ans) par des familles biologiques.

A l’époque, quand un parent de naissance ne souhaitait pas garder son enfant, il pouvait le déposer à la DDASS ou à des œuvres privées et la mère, au moment de son accouchement, pouvait bénéficier de l’anonymat.

L’enfant recueilli était alors confié en adoption.

Le cadre de l’adoption était alors possiblement remis en cause durant de longues années et l’enfant retiré à sa famille adoptive pour être rendu à sa famille dite biologique.

Alarmée par ces situations et consciente des dégâts psychiques de ces séparations brutales causées aux enfants, l’opinion publique vota, en 1966, l’adoption plénière, une filiation définitive et substitutive à la filiation biologique et ce, une fois le délai de rétraction (3 mois) accordé aux parents de naissance dépassé.

Ce délai est aujourd’hui de 2 mois.

Pendant ce temps les futurs parents adoptifs doivent passer par un long parcours d’enquêtes sociales, médicales et psychologiques pour avoir leur agrément.

1/2 siècle plus tard, un enfant abandonné à la naissance puis placé dans une famille en vue d’être adopté fait, à 20 mois, la 1 des medias, bafouant ses droits fondamentaux à une vie privée.

Son histoire est étalée, son intimité révélée.

L’enfant abandonné ne semble alors plus une personne, il perd ses droits de naissance d’être protégé par un contexte juridique qui reconnait à l’enfant son statut d’être humain.

Quant à la femme qui l'a mis au monde dans le cadre légal du droit des femmes (accouchement dit sous X) elle voit son nom exposé.

Derrière cette affaire peu sensible aux droits des femmes et des enfants, un homme réclame l’enfant telle une chose qu’on lui aurait volée, affirmant haut et fort qu’il lui changera même son prénom pour mieux se l’approprier.

Il s’autoproclame, sur un mode musclé et persuasif, le père de l’enfant (à ce jour aucune recherche ADN n’a été faite) et les medias relaient ses paroles, et celles de ses habiles et polémiques avocats qui savent tirer les ficelles de 2 sujets maintes fois exploités : l’homme victime du pouvoir d’enfanter des femmes et l’enfant né sous X privé de ses origines.

La ficelle est grosse mais toujours aussi efficace : mettez en avant 2 bons vieux thèmes explosifs pour faire oublier l’essentiel.

A l’heure de la quête de l’égalité, à l’heure où le droit des hommes et des femmes devrait pouvoir se requestionner au regard des progrès (PMA, FIV, don de gamètes, mère porteuse) qui posent la question centrale : Qu’est-ce qu’être père ? Qu’est-ce qu’être mère ?...

Le débat s’embourbe, manque de hauteur et de dignité, réduisant l’homme et la femme en guerriers et l’enfant en butin.

A l’heure où se dessinent les 40 ans de combat du droit des femmes (Loi Veil) la femme et son ventre restent à la merci d’une société paradoxale et ambivalente qui n’en finit pas de vouer une haine féroce et contagieuse à l’organe le plus politique de la femme, son ventre, allant jusqu’à attaquer les droits de l’enfant.

Dans l’affaire qui nous occupe, si une faute administrative a été commise, ayons le courage de la reconnaître et plaçons l’enfant au cœur de ses besoins et de ses droits : droit dès la naissance à une famille, droit à la stabilité, droit à la vie privée.

Pour éviter qu’un autre enfant, demain, soit dans la tourmente de querelles d’adultes, travaillons à la reconnaissance de droits clairs et égaux de l’homme et de la femme et ne tombons pas dans le cliché du fait divers qui déshumanise les questions centrales qu’il soulève...

Lien Les Liens qui Libèrent

sophie marinopoulos

Sophie Marinopoulos - Psychanalyste

mary plard

Mary Plard - Avocate

yoan delorme

Yoan Delorme

 

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Paternités imposées - Un sujet tabou - Mary Plard - Editions Les Liens qui Libèrent

 

Aucune voix raisonnable n’oserait s’élever contre le droit de la femme à renoncer à être mère.

Les lois vont en ce sens, autorisant l’IVG ou l’abandon de l’enfant.

Mais qu’en est-il des pères ?

De tous ceux qui, à leur tour, ne veulent pas ou ne peuvent pas assumer un enfant ?

Ils sont montrés du doigt, considérés comme des salauds, des irresponsables, jugés et condamnés.

Mary Plard, avocate et féministe, défend leur cause comme elle a défendu celle des femmes…

Bravo !

Résumé

Paul, Georges, John, Moshé, Didier et Bertrand sont des "Pères malgré eux".

Chacun va apprendre d’une femme avec laquelle il n’a souvent eu que de brèves relations qu’il est le père de l’enfant qu’elle porte.

Leur vie va être bouleversée, ils n’auront que le droit de se taire et d’assumer.

C’est à Mary Plard qu’ils se confient, bousculant les convictions de cette femme libre, avocate féministe qui avait fait des droits des femmes son combat.

Peu à peu leur cause deviendra sa cause.

Après avoir lu leurs histoires, nous ne pourrons plus les désigner à la vindicte populaire.

Ce livre est une invitation à la réflexion et au changement sur un sujet resté tabou…

Lien Editions Les Liens qui Libèrent

Paternités imposées - Un sujet tabou

Mary Plard

Editions Les Liens qui Libèrent : 17 €

© Editions Les Liens qui Libèrent

paternites imposees un sujet tabou

 

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30/07/14

Quotidien heureux d'un père et de son bébé - Mathias de Breyne - Editions Sciences Humaines

 

Quelques tranches de vie, des petits tableaux du quotidien, des horizons d’amour…

Un texte rare et précieux où il est question d’instinct paternel.

Les petits évènements dans la vie d’un bébé : les premiers repas, les premiers bains, les premiers rires, les premiers mots…

Le livre d’un papa heureux !

Résumé

Rafraîchissant !

L’histoire d’un père qui raconte avec enthousiasme et brio sa vie avec son bébé.

A chaque instant, on suit ce duo avec intérêt et on a envie de connaître la suite.

Car la vie, ou plutôt ces vies, ne sont pas de tout repos.

Racontés par Mathias de Breyne, ces moments de la vie d’un père et de son enfant se déroulent, sous sa plume vive et alerte, comme autant d’épisodes passionnants ou émouvants : chaque geste, chaque rencontre, chaque émotion est source de réflexion, d’émerveillement, de fous rires.

S’ajoute à cela le côté cosmopolite de l’auteur qui jaillit à toutes les pages.

Lien Editions Sciences Humaines

Quotidien heureux d'un père et de son bébé

Mathias de Breyne

Editions Sciences Humaines : 12 €

© Editions Sciences Humaines

quotidien heureux d un pere et de son bebe

 

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