Ce livre, paru en 2003, a été le sujet d'une récente émission sur Netflix et a déclenché une polémique parmi les internautes.

A vous de voir ou lire !

Après l'échec de l'enquête menée par la gendarmerie et les conséquences dramatiques qui s'en suivirent, celle ci fut confiée à la Police Judiciaire de Nancy, avec au bout une inculpation.

19 ans après, Jacques Corazzi, alors chef de la "section criminelle" à la P.J., propose dans ce livre le récit le plus complet de l'affaire Grégory comme il l'a vécue quand il avait la charge du dossier, avec la sérénité que permet le recul du temps…

RÉSUMÉ

Non loin de Gérardmer, haut lieu touristique, la vallée de la Vologne est une belle région qui annonce les Hautes Vosges.

La forêt occupe les sommets et les prés et les champs parsèment les coteaux de taches vertes que ponctue un habitat encore dispersé.

Tout au long de la rivière (poissonneuse et où l'on cherchait jadis des perles), les villages ont grossi avec les industries locales, textiles et papetières.

Au déclin du textile, c'est la sous traitance automobile qui, souvent, évita le chômage aux ouvriers.

Le Vosgien aime son pays au climat aussi dur que son histoire fut marquée par les guerres.

Ne dit-on pas que la Lorraine et les Vosges sont un peu le paillasson de la France ?

En tout cas, les Vosges en furent souvent un ultime rempart.

Les Vosgiens ne sont donc pas plus niais ou plus incultes qu'ailleurs, ils sont même, au regard des activités économiques et artistiques qui s'y épanouissent, plus créatifs et moins dépendants.

Ils sont travailleurs, économes, plutôt "endant service".

En montagne, souvent, une solidarité vraie s'impose pour "s'en sortir".

Ici, on se nomme Claudel, Chevrier, Perrin, Petitjean, Villemin, Vaxelaire, Laroche, Thiéry, Lambert, Defranoux ou Tisserand…

Des gens qui ne font pas d'histoires.

Pourtant, il y eut le meurtre du petit Grégory Villemin le 16 octobre 1984, il y a 35 ans.

Un crime, horrible évidemment, mais comme il s'en produit presque chaque jour en France…

Et ils sont nombreux comme celui là à rester sans coupable.

Alors, par quel concours de circonstances fortuites ce "fait divers" est-il devenu "L’affaire Grégory" qui a passionné et passionne toujours le pays et même au delà ?

Il est vrai que l'on est tenté de poser des "pourquoi" ?

Pourquoi un homme, une femme (ou un groupe d'humains) a pu avoir l'idée, l'envie, le besoin, l'impérieuse nécessité de tuer un enfant de 4 ans et demi ?

Pourquoi de cette manière là ?

Pourquoi, dès la première heure de l'enquête, une des premières lignes écrites par un gendarme comporte-t-elle déjà un vice de forme ?

Pourquoi, à partir de ce jour là, tout dérape, tout déraisonne ?

Des raisons, il est possible d'en avancer et des réponses tout un chacun est capable d'en donner.

Un juge sans expérience, un procureur attentiste, des gendarmes maladroits et dépassés, des journalistes qui jouent aux détectives, des témoins sûrs, et d'autres…

Des experts de pacotille qui discréditent les bons, un public qui réclame un coupable, des médias qui jouent la surenchère, une France qui se passionne et des « acteurs » bien de chez nous qui se retrouvent propulsés sur les couvertures de magazines !

Oublions Grégory et nous avons là un excellent scénario pour une saga télévisuelle.

Mais, non, il y avait Grégory, petit garçon au sourire doux saisi par le photographe de Bruyères, qui aimait jouer au ballon et qui ne demandait qu'à découvrir la vie, là, dans les Vosges où il était né.

Et il y eut ce mardi 16 octobre 1984…

Lien Editions Gérard Louis

Le secret de la Vologne

L'affaire Grégory vue par la P.J.

Jacques Corazzi

Editions Gérard Louis : 16,50 €

© Editions Gérard Louis

le secret de la vologne