À ce "suicidé magnifique" disparu à l'âge de 30 ans, dont Gallimard a publié les rares Écrits en 1970, Jean Luc Bitton consacre pour la 1ère fois une biographie monumentale.

Fruit de 15 années de recherche, illustrée de nombreuses photographies et de documents inédits, cette somme se lit comme le grand roman des "Années folles" et de la "génération perdue"…

RÉSUMÉ

Paris - Novembre 1929.

"Les Années folles" s'achèvent.

Dans sa chambre d'une maison de désintoxication, un jeune homme se tire une balle dans le cœur.

C'est Jacques Rigaut.

Le plus beau, le plus radical des dadaïstes.

Ce non conformiste absolu avait prévenu.

"Essayez, si vous le pouvez, d'arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière".

Tous ses amis écrivent, photographient, tournent des films : ils s'appellent René Clair, André Breton, Paul Éluard, Pierre Drieu la Rochelle, Man Ray ou Tristan Tzara.

Lui, en dandy désinvolte, ne laisse que quelques fragments et des dettes.

Après son mariage avec Gladys Barber, une riche héritière américaine, il vit quelque temps à New York.

C'est en passant à travers un miroir, dans une villa de Long Island, qu'il fait la connaissance de son double littéraire : Lord Patchogue.

De retour à Paris, brisé, Jacques Rigaut se perd dans les nuits du "Bœuf sur le toit", la drogue, l'alcool et les femmes.

Personne ne parvient à sauver le fondateur de "L'Agence générale du suicide".

Des années plus tard, André Breton lui rend hommage dans son "Anthologie de l'humour noir".

Mais c’est surtout Drieu la Rochelle et Louis Malle qui le font entrer dans la légende : "Le Feu follet" (film avec Maurice Ronet), c'est lui.

Jacques Rigaut n'est pas mort.

Il hante toujours les avant gardes et la contre culture des 2 côtés de l'Atlantique…

Lien Editions Gallimard

Jacques Rigaut

Le suicidé magnifique

Jean Luc Bitton

Editions Gallimard : 35 €

© Editions Gallimard

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