Au début de ses amours avec George Sand, Alfred de Musset rédigea cet acrostiche pour l'amuser !

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Quand je vous jure, enfin, un éternel hommage

Voulez-vous qu'un instant, je change de langage ?

Vous seule possédez mon esprit et mon coeur.

Que ne puis-je avec vous goûter le vrai bonheur !

Je vous aime, ma belle, et ma plume en délire

Couche sur ce papier ce que je n'ose dire.

Avec soin de mes vers, lisez les premiers mots.

Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

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A quoi la coquine répondit , sur l'heure :

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Cette grande faveur que votre ardeur réclame

Nuit peut être à l'honneur, mais répond à ma flamme.

george sand et alfred de musset