Une petite épicerie de quartier à Brooklyn devient le théâtre d'une fable morale, qui s'interroge sur la possibilité de rédemption, sur la nature humaine et le rêve américain…

RÉSUMÉ

"Etre patron de rien n'est rien" constate Morris l'épicier juif, un peu à l'image du roi Lear.

Sa fille, Helen, une beauté brune de 24 ans, a sacrifié sa propre éducation pour compléter les maigres revenus de Morris.

Elle lit Tolstoï et Dostoïevski le soir et aspire à étudier la littérature.

Sa mère, Ida, aide à tenir le magasin et est sans cesse sur le dos de Morris.

Ils vivent dans une sorte de monde irréel de marasme, où le temps bat sa propre mesure.

Dans ce monde irréel déboule le paumé Frank Alpino, orphelin et holdupnik, qui aide à braquer le magasin de Morris, un foulard sur le nez, le regrette aussitôt, et par un jeu de circonstances insensé, devient le commis de l'épicier.

Frank est un Saint François moderne, une âme égarée qui fait vœu de pauvreté et opère sa propre conversion religieuse.

Le Commis n'a rien perdu de son charme ni de sa triste jubilation.

Même après 40 ans, je me souviens de l'ascension de Frank dans la colonne du monte charge, de sa secrète observation du déshabillage d'Helen, qu'il devra payer au prix fort.

Frank est le moteur de ce conte, il rompt le sort de léthargie jeté sur Helen, Ida et Morris pour leur imprimer sa propre énergie et sa volonté, sa formidable faim d'aimer et d'être aimé.

Bernard Malamud a trouvé une poésie étrange et frustre pour accompagner Frank dans sa quête d'une terre d'accueil à l'intérieur de cette misérable petite épicerie…

Lien Editions Rivages

Le commis

Bernard Malamud

Editions Rivages : 21 €

© Editions Rivages

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