Loin d’être l’épanchement d’une mère endeuillée ou un mausolée, puisque l’humour n’y perd pas ses droits, ce texte est le roman d’une résistance à l’insupportable, où l’agencement des mots tient lieu de programme de survie : "La fabrication d’un belvédère d’où Camille et moi pouvons encore, radieuses, contempler le monde"…

Résumé

Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille Camille, 16 ans, emportée une veille de Noël après 4 jours d’une fièvre sidérante, Sophie Daull a commencé à écrire.

Ecrire pour ne pas oublier Camille, son regard "franc, droit, lumineux", les moments de complicité, les engueulades, les fous rires.

L’après, le vide, l’organisation des adieux, les ados qu’il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent…

Ecrire pour rester debout, pour vivre quelques heures chaque jour en compagnie de l’enfant disparue, pour endiguer le raz de marée des pensées menaçantes.

"Dans les jours d’après, nous distribuerons tes 77 peluches, 1 par 1 ou 2 par 2, à des fossés dans les campagnes, à des clairières, à des rochers.

C’est joli, ces ours, ces lapins, ces petits chats abandonnés sur les tapis de mousse, prenant la pluie sous les marguerites"…

Lien Editions Philippe Rey

Camille, mon envolée

Sophie Daull

Editions Philippe Rey : 16 €

© Editions Philippe Rey

camille mon envolee