Ils s’appellent Cécilia, Maximin Daga, Jean Baptiste ou Lindor…

Tous sont esclaves en Guadeloupe, à la Réunion et en Martinique dans la première moitié du XIXème siècle…

Résumé

Ils s’expriment, "Libres et sans fers" selon l’expression consacrée des tribunaux, lors de procès tenus en raison de larcins, de rixes, de mauvais traitements, parfois de meurtres.

Leurs témoignages inédits racontent le quotidien de ces hommes, femmes et enfants, soumis aux châtiments les plus rudes qui entretenaient la terreur et provoquaient parfois la mort.

Ces précieux fragments de vie éclairent les conditions de vie des esclaves sur les plantations et en dehors, les liens qui les unissent à leurs pairs (solidarité mais aussi violence) ou à leurs maîtres et commandeurs, leur culture et les moments privilégiés où ils peuvent échapper aux impératifs de leur statut.

Ni rebelles obsédés par la destruction de la société coloniale, ni aliénés, ils projettent une humanité digne face à des maîtres qui, le plus souvent, refusent de renoncer au pouvoir absolu sur cette main d’œuvre jusqu’au bout assimilée à leur propriété…

Lien Editions Fayard

Libres et sans fers

Paroles d'esclaves français

Frédéric Régent

Editions Fayard : 18,50 €

© Editions Fayard

libres et sans fers