A travers quelques nuits ridicules (elles ne l’ont pas toutes été) on observe Valérie, la quarantaine, se débattant, comme ses contemporains, au pays de la mauvaise conscience et de la bonne volonté.

Le hasard a placé un ado sur sa route…

Un roman qui tient de la quête érotique, du jeu de piste psychologique et du marivaudage cynique, sans oublier un portrait sans complaisance de la gentry glamoureuse, frétillante et jacassante, des nuits parisiennes…

Résumé

L’air nous est connu : "Si par une nuit d’hiver, un voyageur"…

Sauf que dans ce roman, la "nuit d’hiver" a fondu en un frais crépuscule, quelque part du côté de Richard Lenoir, et que le "Voyageur" a la timide dégaine d’un ado en dérive, avec grosses baskets et des cheveux en herbe à chat.

Pareil accostage soudain, a priori, Valérie, notre héroïne, n’a rien contre.

Muse mondaine œuvrant dans la com, elle s’honore d’un panel d’amants variés qu’elle sonne à la demande et spécialise à loisir.

Une galaxie érotique qui tournoie néanmoins autour d’un astre fétiche, Thaddée, parfait de la voix aux doigts, hélas souvent pris par madame…

Mais, pour l’heure, le problème n’est pas tant l’absence de Thaddée que l’insistance d’Etienne, môme glauque et frêle asperge en demande d’asile.

Belle âme, mais surtout collectionneuse fieffée, Valérie lui fait une place d’un soir dans son petit intérieur.

Une concession qui tourne à l’accoutumance mutuelle car l’Etienne s’accroche, adhère, se love, s’installe, faisant de Valérie complice, sa psy et son doudou.

Une nounou qui, dans l’entre temps, a percé le mystère d’Etienne le fugueur, fils de famille dont elle s’emploiera à régler la situation et vaincre les problèmes…

Lien Editions Le Dilettante

J'ai eu des nuits ridicules

Anna Rozen

Editions Le Dilettante : 17 €

© Editions Le Dilettante

j ai eu des nuits ridicules